Sapin de noel 5

Incontournable, le sapin de Noel symbolise à lui seul les fêtes de fin d’année. Voyage aux racines d’une tradition dont la magie reste intacte.

Le sapin de Noel … Toute une histoire. Comme tout objet devenu mythique, il est ancré dans l’inconscient collectif, les traditions et le patrimoine. Son origine a suscité une kyrielle de -récits et légendes. Et si nombre de peuples rivalisent d’ingéniosité pour s’en attribuer la paternité, on a quelques indices concernant son succès. D’après l’Afsnn (Association française du sapin de Noël naturel), « l’usage de branchages verts pour décorer les maisons lors des célébrations hivernales remonte à des temps anciens.

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C’est au viie siècle que cet usage païen a été intégré aux fêtes chrétiennes ». Au xie siècle, on évoquait le Paradis avec un sapin garni de fruits rouges, au moment de l’Avent. Puis, en 1510, c’est en Lettonie que l’on observe les premières décorations d’arbres de Noël. En 1521, le premier sapin de Noel serait apparu en Alsace, à Sélestat. Les protestants du temps de la Réforme, ne souhaitant pas associer Noël à une crèche ni à la nativité, élevèrent le sapin en symbole pour les fêtes de fin d’année. C’est sans doute ainsi que le sapin décoré devint si présent dans l’Europe protestante, en Allemagne et en Scandinavie surtout.

Un hymne à la joie

En France, il fut introduit à Versailles en 1738 par Marie Leszczynska, femme de Louis XV, d’origine polonaise. On le décorait alors simplement de pommes rouges, rappelant le péché originel. Puis on y a ajouté des hosties symbolisant la rédemption avant d’y suspendre des fleurs en papier. Au xviiie siècle, la tradition populaire incite à accrocher au sapin des objets brillants et des friandises pour les enfants. Fin xixe, l’arbre se charge d’étoiles en paille, pommes de pin, anges dorés, cheveux d’anges, bougies et… des fameuses guirlandes. Les bougies sont ensuite abandonnées au profit des guirlandes électriques. Les sujets, autrefois faits maison, s’achètent dans les grands magasins et autres boutiques de déco.

Aujourd’hui, le sapin de Noel reste incontournable. On voit en lui ce symbole de joie et de partage que l’on rêve éternels. Avec cette part d’enfance que l’on veut conserver intacte, comme pour mieux se préparer aux lendemains qui chantent. Oubliées la modeste orange et la barre de chocolat de nos aïeux reçues le jour de Noël (ou dès la Saint-Nicolas, le 6  décembre, dans le Nord et l’Est), l’arbre majestueux contemple à ses pieds une montagne de cadeaux parfois qualifiés de folie… Et parce que trêve rime avec rêve, laissons Noël nous bercer de sa magie. Et partageons, fêtons, autour du sapin.


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Comment choisir le sapin de Noel ?

L’épicéa du Colorado (Picea pungens ‘Glauca’)

Ses branches s’étalant presque à l’horizontale lui confèrent un port harmonieux. Très rigides, mais très piquantes, elles supportent des ornements assez lourds. Passant du bleu vert au bleu acier profond, l’arbuste offre une bonne odeur de pin et résiste mieux que d’autres à la chaleur. Son prix se situe dans la gamme intermédiaire.

L’épicéa (Picea abies)

Il était très demandé jusque dans les années 1950, avant d’être détrôné par le sapin de Nordmann. Rapide à faire pousser, il affiche un prix attractif associé à un port élégant. Sa bonne odeur de résine participe à l’ambiance de Noël. Revers de la médaille : il perd vite ses aiguilles.

Le sapin de Nordmann (Abies nordmanniana)

Il caracole en tête du palmarès des ventes. Ses atouts ? Une silhouette pyramidale et des aiguilles souples d’un beau vert luisant qui ne piquent pas et restent surtout longtemps en place. En revanche, il ne dégage presque aucun parfum. En raison de sa croissance lente, son prix reste relativement élevé. Il faut en effet 12 à 15 ans pour qu’il atteigne une taille adéquate.


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Le sapin du Colorado (Abies concolor)

D’un port circulaire régulier, il déploie de longues aiguilles argentées et joliment recourbées, solidement ancrées sur ses branches horizontales. Celles-ci dispensent, lorsqu’on les froisse, un délicieux parfum citronné. Cette variété résiste bien à la chaleur. Son prix est dans la fourchette haute.

Le pin sylvestre (Pinus sylvestris)

Visuellement très différent des variétés évoquées ici, il est apprécié pour son côté sauvage plein de charme. Comme pour son parfum délicieux et le fait qu’il garde longtemps ses aiguilles. Ses branches flexibles invitent à une décoration tout en légèreté. Sa croissance rapide engendre un coût modeste.

Le sapin de Corée (Abies koreana)

Il séduit par sa silhouette équilibrée et ses branches étagées, bien horizontales. Celles-ci, assez fragiles, n’acceptent pas d’ornements trop lourds. La particularité de cette espèce est de présenter, même sur des arbres très jeunes, de petits cônes violacés dotés de curieuses écailles jaunes.


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